Une autre orientation

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Kairos, sérendipité

Kairos : la juste mesure, le moment idoine ou opportun, le temps favorable, l'occasion saisie (cf. Le lexicon, dictionnaire trilingue français, latin, grec, J.-M. Fontanier, PUR, 2012). Sérendipité : Rencontre, au cours d'une observation empirique, de données ou résultats théoriquement inattendus, aberrants et capitaux (cf. Vocabulaire de la psychologie, H. Piéron, PUF, 1979, d'après H. Walpole, Voyages et aventures des trois princes de Serendip, 1754). Comme les trois princes de Serendip, l'orientation n'est-elle pas ouverte à celles et ceux qui, observant, déduisant, comparant, se tireront toujours d'affaire y compris dans les situations les plus délicates ? Loin des stratégies au long cours, des plans de carrière et des voies tracées une fois pour toutes. Dans la présence aux êtres et aux choses, dans l'écoute de soi, des autres et des contextes, dans la saisie des opportunités et des occasions (tempus capere ou kairos lambanein)... 

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 11 mars 2019

I'm here in the now

Career_as_a_spiral.jpg How are you ? L'homme rencontré incidemment dans un bar de Washington DC répond I'm here in the now. Quoi de plus profond pour dire le sort de notre banale humanité d'homme ou de femme ?

Lire la suite...

vendredi 8 mars 2019

Le ministre est enceinte ; et la ministre ?

La_ministre_est_enceinte_Bernard_Cerquiglini.jpg Tout arrive dans l'ad-mini-stration, pourvu qu'on ne soit pas pressé, me dit un jour le regretté et très fin lettré André de Peretti (1916-2017). Comme il avait raison... Si engoncée jusqu'alors dans ses préjugés désuets, l'académie française vient de rendre, dans sa séance du 28 février, un avis sur la féminisation des noms de métiers et de fonctions qui, espérons-le, ne restera pas un rapport de circonstance occasionné par l'actualité, mais ouvrira à d'autres

Lire la suite...

dimanche 6 janvier 2019

Je vous souhaite la bonne humeur [275è billet]

Bonne_annee.jpg En ces temps de voeux et de Bonne année, mais aussi de morosité, et d'inquiétude, il est bon de se raccrocher à de petits gestes et comportements de la vie quotidienne qui peuvent changer la vie. Dans un de ses Propos paru le 2 janvier 1910, Emile Chartier, dit Alain (1868-1951), nous souhaite tout bonnement la bonne humeur.

Lire la suite...

jeudi 28 juin 2018

Les jeunes errants sont nôtres (8è scolie)

Paris__mars_2018__des_milliers_de_refugies_a_la_rue.jpgEn 2017, la France a enfermé 275 enfants en centres de rétention administrative, dont de nombreux nourrissons. Le Défenseur des droits stigmatise l'inhospitalité des politiques publiques françaises en matière d'accueil des réfugiés,

Lire la suite...

mercredi 28 mars 2018

Ciel ! J'ai perdu une année... mais je me suis trouvé

Dans un article paru dans Le Monde du 26 mars, Douglas de Graaf pointe l'obsession et la spécificité françaises pour le juste-à-temps et la rapidité dans le parcours de formation initiale. Bref, si tu n'as pas

Lire la suite...

samedi 10 mars 2018

Sérendipité : des bonheurs malgré tout (seren 9)

Auge_Marc-Bonheurs-du-jour-Anthropologie-de-l-instant-Albin-Michel-2018018.jpg Dans son dernier et succulent ouvrage Bonheurs du jour, Anthropologie de l'instant, l'anthropologue Marc Augé évoque finement, presque à mi-voix, les bonheurs malgré tout qui surgissent dans la vie, tiennent bon et imprègnent durablement la mémoire. "Des rencontres de hasard (qui) ont eu des conséquences durables dans ma vie (et qui) auraient très bien pu ne pas se produire. Si je n'avais pas raté mon train... Si j'étais resté chez moi ce soir-là... Une série de petits hasards, en se combinant sous le regard de celui ou celle qui tente de se souvenir, recomposent la trame du passé (...). Nous inventons nos vies, en fait, et

Lire la suite...

vendredi 9 mars 2018

Les jeunes errants sont nôtres (5è scolie)

Il faut le dire sans ambages : la situation de l'accueil des mineurs isolés en France, aujourd'hui, est indigne d'un pays démocratique, riche, et qui se targue d'avoir inventé les Droits de l'Homme. Le rapport de la mission bipartite de réflexions sur les mineurs non accompagnés (janvier 2018), remis au

Lire la suite...

vendredi 9 février 2018

Les jeunes errants sont nôtres (2è scolie)

Dans une tribune au « Monde », le 6 février, intitulée "La politique de la France ne peut se résumer à la poursuite d'adolescents dans la rue", Jacques Attali et la députée LRM Bénédicte Peyrol proposent dix actions pour accueillir dignement les réfugiés.

Lire la suite...

mercredi 17 janvier 2018

Sans le brevet, Roderick fait son droit

Roderick__27_ans.jpg Dans son édition du 15 janvier, Le Monde présente le parcours de Roderick, 27 ans, sans brevet ni bac. Après quelques années de travail, il a passé une capacité en droit en cours du soir, puis réussi licence et master. Le parcours sup de Roderick rejoint les trajectoires et projets des "élèves multiredoublants devenus superdiplômés" que Bertrand Bergier et Ginette Francequin ont présentés et commentés dans La revanche scolaire, paru chez Erès en 2011. Il n'y a pas de fatalité du pire. Et l'espoir et la volonté déplacent des Himalayas.

vendredi 1 décembre 2017

Les pauvres ont-ils droit à une orientation lente ?

Enfants-pauvres-l__ecole-en-premiere-ligne__Libe__27-11-2017.jpgDans son édition du 27 novembre 2017, Libération présente le grand scandale de l'extrême pauvreté des enfants. Oui, en France, aujourd'hui. L'école est, constate le quotidien, en première ligne. Des écoles, des collèges, des lycées sont confrontés à l'extrême pauvreté quotidiennement : enfants habitant dans des taudis sans chauffage, réfugiés couchant dans la rue, enfants sans habits adaptés en hiver, enfants malnutris. Face à cela, pénurie d'assistantes sociales scolaires, fonds sociaux étiques là où on devrait les renforcer d'urgence

Lire la suite...

mardi 28 novembre 2017

Oser l'orientation du temps long

Dans une longue et passionnante interview parue dans le journal Le Monde du 23 novembre 2017, la sociologue Cécile Van de Velde insiste très opportunément sur l'importance du temps long en orientation. Ecoutons-là attentivement : " Ce qui est difficile à vivre aujourd’hui, c’est le double discours qui entoure l’orientation. On dit aux jeunes : « Vas-y, choisis ta voie, sois toi-même ! »

Lire la suite...

mercredi 15 novembre 2017

Tous et toutes désorientées

20_ans_en_Argentine010.jpgLe 12 novembre 2017, dans Rue des écoles, France culture a opportunément consacré son émission hebdomadaire à la question de l'orientation des jeunes de terminale qui prendra en 2017-2018 de nouveaux atours, selon les nouvelles intentions gouvernementales. Une belle occasion de (re)visionner "Les désorientés", l'excellent documentaire de Philippe Troyon sorti en 2013. On y suit pendant plusieurs années 20 jeunes filles et un garçon d'une classe de BEP carrières sanitaires et sociales.

Lire la suite...

mardi 6 mai 2014

L'orientation est un chemin

On a souvent dit que l'orientation était un choix, un projet, une éducation à ou un parcours. Et si elle était d'abord un chemin ? "L'homme est un chemin", nous dit Pierre Sansot, dans Variations paysagères (1983). Et il poursuit : "Peut-être conviendrait-il de ne pas dissoudre l'opacité de cette affirmation qui lui assure valeur."

Lire la suite...

lundi 10 mars 2014

Sur le Net, les ados ont une vie sociale

Dans Le Monde du 11 mars 2014, l'article d'Alexandre Léchenet nous livre quelques-uns des secrets de la vie des ados sur Internet, grâce à l'interview de danah boyd, chercheuse américaine. Ecoutons-la bien.

Lire la suite...

samedi 11 janvier 2014

Sérendipité : hasard ou sagacité ? (seren 8)

Dans le dernier des petits articles qu'il commet pour le grand bonheur de ses lecteurs chaque vendredi dans le Monde des livres, l'écrivain-journaliste-philosophe Roger-Pol Droit nous rappelle à l'envi que l'histoire des mots coïncide avec l'histoire des idées, au carrefour des disciplines et des représentations.

Si le terme sérendipité est apparu en langue française en 1952, il n'est entré dans les dictionnaires que ces dernières années. L'auteur de ce billet en sait quelque chose pour avoir subi l'ire d'un fonctionnaire d'autorité lorsque, venu lui présenter la thématique d'un congrès national dans lequel la notion éclairait les débats et communications, ledit fonctionnaire d'autorité, ouvrant fébrilement son dictionnaire favori puis le refermant rapidement, conclut précipitamment l'entretien sur un péremptoire : " Ce n'est pas dans le Littré !". Pour autant le congrès eut bien lieu et fut même entaché d'un certain succès d'estime et de fréquentation.

Lire la suite...

dimanche 5 janvier 2014

Y a-t-il une vie après Internet ?

Le moral des Français est au plus bas : 90% d'entre eux pensent que leur niveau de vie a baissé depuis dix ans ; 59% pensent que leur niveau de vie va se dégrader dans les cinq ans ; 76% craignent que le chômage augmente encore. Et pourtant jamais les Français n'arrêtent, ne diffèrent ni ne baissent leurs équipements et abonnements électroniques. Etonnant, non ? C'est l'essentiel des enseignements de l'étude sur La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française publiée en novembre 2013 par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC).

Lire la suite...

dimanche 20 octobre 2013

Quelle orientation 2.0 ?

Fin septembre, Euroguidance France, réseau européen des professionnels de l’orientation, organisait sa journée annuelle au CIEP à Sèvres. Elle a rassemblé diverses contributions, notamment en provenance de l’Allemagne, du Danemark et de la France pour débattre de ce nouveau défi que constitue l’orientation à distance (“chats”, conseils et informations en ligne,…) pour les professionnels de l’orientation, dans un contexte de service public. Kirsten Larsen (DK), responsable du service d’orientation à distance eVejledning, présente ce service qui s’adresse aux jeunes en formation initiale et aux adultes en recherche d’une formation complémentaire ou désirant réorienter leur carrière.

Lire la suite...

jeudi 26 septembre 2013

Choisir le regard éthique [CIOM 2013]

Lors de sa conférence inaugurale au CIOM 2013 le mercredi 25 septembre, le professeur Jean Guichard a posé la question : "Quel paradigme pour des interventions en orientation contribuant au développement d'un monde plus équitable au XXIè siècle ?" Devant les défis écologiques, économiques, démographiques, culturels auxquels est confrontée notre humanité, comment l'orientation peut-elle contribuer au développement durable d'un monde plus équitable ?

Lire la suite...

dimanche 24 février 2013

Vivre et s'orienter en temps de crises

"La crise s'est installée, avec son cortège de catastrophes sociales et économiques", écrit Christophe Rymarski dans l'introduction du dossier n°245 de février 2013 que la revue Sciences Humaines consacre à Vivre en temps de crise. Il ajoute : "Les images diffusées à satiété renvoient toutes à la pauvreté, à la précarité, au déclassement. Des images qui ont réussi à coloniser l'imaginaire des Français, qui ne sont, dans leur grande majorité, pas directement touchés. Mais les situations dramatiques et bien réelles de près de 8,5 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté conduisent à se demander : et si demain, c'était mon cas ? Que puis-je faire ?

Lire la suite...

mardi 5 février 2013

L'élève est une personne

Sur le blog de Luc Cédelle, nous lisons non sans intérêt et émotion un billet posté le 14 janvier 2013 à propos de Catherine Henri intitulé La poétique de l'enseignante. Fille de Pierre Henri, résistant, conseiller d'orientation, directeur de CIO au Mans de la fin de la seconde guerre mondiale à 1983, concepteur-créateur-adaptateur de tests et épreuves psychotechniques, Catherine Henri est professeure de Lettres à Paris. Nous l'avions invitée aux journées nationales d'études de l'ACOP-France au Mans en septembre 2010, où elle avait fait une intervention remarquée sur le thème Fatum et kairos.

Extraits du billet de Luc Cédelle

"Comme d'autres professionnels (marins, médecins, musiciens, pilotes, cuisiniers, secouristes, sidérurgistes...) peuvent avoir la mystique de leur métier, Catherine Henri a le feu sacré du sien, qui consiste à enseigner les lettres à de très jeunes gens. Elle exerce dans un établissement parisien – le lycée Louis-Armand, dans le 15ème arrondissement parisien - où un proviseur respecté et bienveillant encourage une équipe de professeurs à ne jamais lâcher prise devant l'adversité qui, parfois, vient contrecarrer leur action.

Lire la suite...

samedi 26 janvier 2013

Qu'as-tu appris au forum, mon fils ?

De fin novembre à février, chaque année, de nombreux forums se mettent en place dans toute la région. Il y en a des mini (exemple : mini-forum des 5èmes au collège Gironde de Segré), des méso (forums inter-établissements), des maxi (Château-du-Loir, carrefour du sud Vendée à Fontenay-le-comte, forum Saumur), et des méga (Formathèque, Olympiades des métiers, Forum Angers département, FormaSarthe, Carrefour La Roche, Carrefour de l'orientation des métiers et des entreprises Cholet, Forum de l'enseignement supérieur et des métiers Laval). Certains sont portés par les établissements scolaires ou par une association d'établissements (FILMS, LPRO72, enseignement catholique, La nuit de l'orientation des CCI), d'autres par des associations inter-institutionnelles spécifiques (CALEP, FormaSarthe, Votre métier demain, etc.), d'autres encore par des sociétés commerciales (L'Etudiant, Studyrama). Certains sont réservés aux scolaires, d'autres aux scolaires et à leurs parents, d'autres enfin, généralement les plus gros, sont ouverts aux jeunes et aux non scolaires, aux adolescents et aux adultes.

Bref, il y a pléthore de forums près de chez soi ou guère plus loin.

Comment évaluer l'impact véritable des forums ?

Lire la suite...

dimanche 2 décembre 2012

Je ne sais pas quoi faire plus tard

Propos libres à propos de l'expression maintes fois exprimée par les adolescents, collégiens et lycéens : "Je ne sais pas ce que je veux faire plus tard... "

Je...

C’est lui, c’est elle, le sujet de l’énoncé et de la parole, du choix ou du non choix. C’est de ce « Je » dont doute l’adolescent(e). Et l’enfant (in-fans : qui ne dit pas, qui ne peut pas dire) sommeille encore chez l’adolescent. Ne l’oublions-nous pas un peu vite parfois ?

Je ne sais pas ce que je veux faire...

C’est d’abord au présent -et non au futur, dans lequel l’adulte pressé souhaiterait projeter au plus vite l’adolescent peut-être moins pressé, lui (elle)- que les questions se posent, que je me cherche, que tout simplement je ne sais pas ; au présent de ma scolarité de collégien(ne) ou lycéen(ne), plus ou moins bien vécue, au présent de mes relations familiales, fraternelles, amicales... plus ou moins bien vécues, que je sais, ou ne sais pas. Savons-nous entendre cet insu ?

Lire la suite...

vendredi 9 novembre 2012

Sérendipité (seren 7)

Présent au Mans lors des 47è journées nationales de l'ACOP-France de septembre 1998 (thème : Qui est responsable de l'orientation ?) et aux 59è journées nationales de septembre 2010 (thème : Conseiller en temps de crises et d'incertitudes), Francis Danvers, professeur de psychologie de l'éducation à Lille III, laboratoire PROFEOR-CIREL, publie le second tome de l'ouvrage S'orienter dans la vie, la sérendipité au travail ? aux éditions du Septentrion. Il fait suite à S'orienter dans la vie, une valeur suprême ? paru chez le même éditeur en 2009.

Cette parution est l'occasion pour nous de rappeler que, depuis son ouverture en avril 2010 à l'occasion et en appui des 59è journées nationales de l'orientation, Le Mans, septembre 2010, ce blog a publié sept billets sur la sérendipité :

Lire la suite...

samedi 25 août 2012

Sérendipité (seren 6)

En juin et octobre 2010, nous avons publié sur ce site, avant et juste après les 59è journées nationales de l'association des conseillers d'orientation-psychologues de France (ACOP-F) au Mans sur le thème Conseiller en temps de crises et d'incertitudes, cinq billets sur la sérendipité, concept qui en étonna certains alors qu'Horace Walpole (1754), Voltaire dans Zadig ou la Destinée (1748), R.-K. Merton (1945), R. Pagès et H. Piéron (1979), A. Ancelin-Schützenberger (1982) ou encore de nombreux scientifiques, écrivains, artistes, psychologues, sociologues... et le colloque international de Cerisy-la-salle sur "La sérendipité dans les sciences, les arts et la décision" (juillet 2009) en avaient fait depuis des années l'un des concepts majeurs de la post-modernité.

Lire la suite...

mardi 8 mai 2012

10 roses pour une autre orientation

Quand le temps suspend (provisoirement) son vol et que le printemps à arriver tarde, le moment vient d'espérer de tous nos voeux l'éclosion de roses encore plus belles pour notre orientation. Quelle Cassandre peut prédire l'avenir de notre orientation ? Quelle autre orientation va sortir de ce printemps 2012 si particulier ? Quant à nous, délaissant rapports, circulaires, dossiers, soi-disant experts et autres ratiboiseurs d'espérances vives, nous avons préféré, l'espace d'un printemps, humer les roses à venir et le poète de La Possonnière.

Voici les 10 roses que je vous offre pour une autre orientation.

1. Croire en l'homme, en la femme et en toutes leurs potentialités individuelles. "Le respect de la personne dans sa dimension psychique est un droit inaliénable. Sa reconnaissance fonde l'action des psychologues." Voici l'essentiel du message du Code de déontologie des psychologues (édition février 2012). Il engage chacune et chacun d'entre nous, dès que nous entrons en orientation. Message humaniste, mieux, tout simplement humain.

2. Croire en l'homme, en la femme et en toutes leurs potentialités collectives. Peut-on imaginer une seule seconde qu'une autre orientation prendrait sens à exacerber les égoïsmes, les individualismes, le traitement au cas par cas de situations individuelles isolées ? Apprendre à se connaître, à se projeter, aurait-il quelque intérêt que ce soit si cette curiosité ontologique n'était pas intimement liée à celle d'apprendre l'autre, apprendre de l'autre ?

Lire la suite...

dimanche 27 novembre 2011

Binaire notre orientation ? (2)

Ou tout ce que vous voulez savoir sur les 10 couples infernaux de l'orientation... Deuxième partie. La 1ère partie est ici. Du décryptage de la pensée binaire en orientation (seulement en orientation ?). Suite.

Le top du hit (les cinq suivants) :

Orientation linéaire vs atypique. Il est commun désormais de distinguer une orientation linéaire, écrite dans les parcours scolaires antérieurs, inscrite dans les ancrages socio-culturels, économiques, ethniques et une orientation atypique, itérative, non linéaire, qui déjoue les déterminations ou les déterminismes du ''fatum'' ou de ''l'anankè''. Il faut reconnaître qu'avec les adolescents, on ne cesse de prôner et de présenter la première comme une voie obligée ("Passe ton Bac avec mention pour avoir une bonne prépa qui elle-même te conduira tout droit à une bonne école d'ingénieurs") et qu'entre adultes on vante à cor et à cris les mérites et la réalité de la seconde ("A 14 ans, je ne faisais rien à l'école, cela ne m'a pas empêché de devenir chef d'entreprise artisanale avec 12 employés"... ou encore : "J'ai 40 ans, j'ai commencé par un apprentissage en boulangerie et un CAP ; maintenant, je prépare un Master pro de droit international pour travailler dans l'import-export"). La vie se charge de poser bien des aléas à tout sujet orienté ici ou là à la fin de l'école.

Lire la suite...

samedi 5 novembre 2011

Binaire notre orientation ? (1)

Ou tout ce que vous voulez savoir sur les 10 couples infernaux de l'orientation... Alors, pour une fois, analysons un peu ce que dit (ou ne dit pas) la pensée binaire, fort florissante en orientation (seulement en orientation ?).

Le top du hit (les cinq premiers)

Orientation active vs orientation passive. On s'en veut d'avoir méconnu pendant si longtemps toute la force du concept d'orientation active... Le ministère de l'éducation nationale le décline désormais en lycée et des officines privées en remplissent leur carnet de commande. Si l'on voit aujourd'hui non sans sympathie fleurir la notion de mise en activité du sujet dans une démarche ou un processus, on voit mal cependant pourquoi on en limiterait l'usage au lycée. On s'interroge aussi sur son antonyme "orientation passive" ; est-ce par crainte de la passivité du sujet que "l'orientation active" est ainsi mise en avant ? Doit-on avoir peur de la passivité du sujet ? Un certain ennui, une dose d'inactivité ne permettent-ils pas de réfléchir, de méditer, de se projeter, de créer ? Peut-être faut-il comprendre orientation choisie vs subie. Dépasser le binaire actif-passif par la forme pronominale : développer la capacité à s'orienter, à se projeter, à se transposer, à se créer, à devenir. Et laisser du temps au sujet pour cela.

Lire la suite...

mardi 23 août 2011

Parler d'elles

Patricia, Anne-Sophie, Carole, Clara, Pauline, Laure, Marie-Paule, Anaïs, Dioline, Lionel, Nathalie, Sophie, Emma, Carole, Sabrina, Anne-Claire, Delphine, Charlotte, Lucie, Alexie, Mathilde, Alexandra, Valérie, Julia, Martine, Flore, Alexandra, Sophie, Kristell, Hélène et... Guillaume ! Eh oui, un intrus masculin, un seul, s'est immiscé dans la liste des 31 néo-cop ayants-droit au dispositif académique d'accompagnement à l'entrée en fonctions dans l'académie de Nantes en 2010-2011 ! C'est dire que la féminisation du corps des conseillers d'orientation-psychologues est quasi totale désormais, ce qui n'était pas le cas dans les générations qui accédaient à ce corps dans les années 1970-80. Ici, je veux parler d'elles.

Lire la suite...

dimanche 21 août 2011

Parler d'eux

Quand, sous les ciels changeants d'un août mi-figue mi-raisin bruissant à gros flots de la "perte de confiance" des marchés financiers devant les verdicts des agences de notation (Ah ! Le fameux AAA "perdu" par les Etats-unis sous les fourches caudines de l'agence Standard et Poor's le 5 août 2011...), on se prend à redouter un remake du Black automn 2008 et que les Bourses et valeurs plongent, plongent... Quand, dans la torpeur estivale et les "Oh ! Que tu es bronzée !" ou les "Ah ! Tu es allée en Corse cette année !", ou encore "Tu as vu comme l'Afrique est belle et accueillante et les Africains si pauvres", ou bien "Pendant que nos parents gardaient nos enfants dans leur villa de Pornic, nous en avons profité pour faire une thalasso", on se prend à redouter à ce qui pourrait s'apparenter à une rentrée difficile... Quand finit par arriver l'heure de boucler ses valises ou la villa familiale de Dinard ou son sac-à-dos de globe-trotter et que l'horizon du morne quotidien métro-boulot-dodo commence à reprendre le dessus de nos insomnies, qu'il va être temps de boucler le 3ème tome de Guerre et Paix ou des Misérables que promis-juré, on-s'était-promis-de-dévorer-cet-été mais c'était sans compter sur les amis débarqués à l'improviste un dimanche soir ou les petits enfants à demeure huit jours de plus que prévu... Que reste-t-il pour se préparer mentalement à cette rentrée hors une pensée forte, attentionnée, intense, positive pour tous ces jeunes adolescentes et adolescents qui, dans quelques jours, vont reprendre le chemin plein d'embûches du collège, du lycée ou de l'université (qu'a donc pourtant à voir l'enfant de 11 ans découvrant le collège, l'ado de 13-14 ans qui ne rêve que d'en sortir au plus vite, celui de 15-16 ans confronté au lycée ou à l'apprentissage et le jeune adulte de 18-19 ans face à l'université ?) Sans une pensée pour ces grands adolescents néo-adultes néo-étudiants souvent coincés entre leur soif légitime mais maladroite de s'exprimer et de dessiner leur propre trace et leur dépendance vis-à-vis des images parentales lourdes, souvent trop lourdes à porter, ou à l'opposé inexistantes ou contradictoires...

Lire la suite...

vendredi 5 août 2011

Namaste, ataraxie, satori 悟り

Namaste. Quelle signification donner au namastè indien ? Quelle forme d'accueil à l'autre, dans ce Bonjour sud-est asiatique qui, transposé tel quel dans le monde occidental, renvoie à une attitude de prière et non seulement de salut à nos semblables (mains jointes devant la poitrine) ou au dieu (mains jointes devant le visage). On pourrait le traduire ainsi : « Je salue le divin en vous » ou encore « Le divin en moi accueille le divin en vous ». Derrière tout humain, n'y a-t-il pas en effet une parcelle de transcendance, quelle qu'en soit la forme reconnue par chacun d'entre nous ? Comment puis-je reconnaître cette once de transcendance chez chaque être humain, mon semblable, mon frère ? Comment ne pas le réduire à un instrument ballotté au gré de ma volonté ou de mon indifférence ? Sans doute par le réapprentissage du namastè, et non simplement l'automaticité d'un Bonjour abstrait, mécanique, presque désincarné à force de son automatisme. A ce prix, l'humaine condition.

Lire la suite...

mardi 26 juillet 2011

De qui font-ils le Tour ?

Pourquoi tant de téléspectateurs et de spectateurs s'enflamment-ils, chaque juillet qui passe, trois semaines durant, au spectacle des coureurs du Tour de France ? Et ce, dans le monde entier. On parle de 12 à 13 millions de téléspectateurs. Une paille. Est-ce soumission au matraquage audiovisuel ? Ou, comme l'avait dit le poète latin Juvénal, vers 81, dans sa célèbre formule ''panem et circenses'', une soif de jeux, de diversion, de divertissement, quand le pain est assuré ? Ou a fortiori quand il ne l'est pas. Certains intellectuels éthérés et condescendants vont même comparer les hordes de spectateurs massés au bord des routes pendant trois semaines à des troupeaux de bovidés ruminants. Est-ce bien respectueux pour les bovidés ? Avant de les juger avec hauteur, les a-t-on suffisamment observés ces petits et grands humains, tellement humains, de tous âges, de toutes conditions, de tous milieux, de toutes les nationalités ? Hommes et femmes réunis. Sait-on que, de l'entrée de Bourg d'Oisans à l'arrivée à l'Alpe d'Huez lors de l'étape du vendredi 22 juillet 2011, une foule ininterrompue accompagnait les cyclistes sur plus de 20 kilomètres ? Sait-on que des touristes français, espagnols, norvégiens, anglais, belges, néerlandais, italiens, américains ou australiens choisissent leurs lieux de vacances en fonction du parcours du Tour de France ?

Lire la suite...

mardi 19 juillet 2011

(Se) reposer, regarder

Se poster ne serait-ce que quelques heures à l'entrée du port du Havre, c'est voir entrer et sortir dans une noria incessante vraquiers, minéraliers, gaziers, pétroliers, villes-paquebots et ferry-boats (que les Québécois dénomment joliment traversiers). Sur ces derniers, réécouter Escartefigue capitaine du "féribo-a-te", relire Morand : "Nous croisions, manquant de peu l'abordage, (...) des ferries, si beaux à voir, le soir, avec leur étage de vitres illuminées comme des tramways aquatiques (New-York, 1930)". C'est là que, lumineuse et attentive vigie sur l'estuaire de la Seine et de la Manche siège MuMa, musée Malraux, inauguré par le ministre de la Culture du président De Gaulle en 1961. De l'intérieur, l'oeil attiré par les cimaises et les sculptures croise parfois un bâtiment entrant ou sortant. Magique. Sur l'esplanade, la sculpture monumentale de Henri-Georges Adam, « un œil tourné vers l’avenir ». Musée et signal, posés sur le bord de la mer, traduisent la conviction intime des concepteurs du projet : la culture, ouverte à tous, sera le ferment essentiel de la renaissance. Ecrin de lumière, poste avancé de la ville, phare culturel, nef d'acier et de verre, le musée Malraux est surtout, aujourd’hui, le lieu qui réunit notamment les chefs d’œuvres de Boudin, Dufy et des grands maîtres de l’impressionnisme.

Lire la suite...

mercredi 25 mai 2011

Est-ce que vous dormez ? 1001 propositions pour rester éveillé-e en éducation

Chapeau Monsieur André De Peretti ! A l'occasion de ses 95 ans, André de Peretti était l'invité de l'université permanente de Nantes le 25 mai 2011. Il y donna une conférence haut en couleurs, poétique, biographique, historique, sociopolitique, éducative, ponctuée d'interludes musicaux, choraux et des interventions émouvantes de témoins en salle. Tout ceci organisé de main de maître par Martine Lani-Bayle et François Müller,

Comment, à plus de 95 ans, un tel humaniste, homme de Lettres, polytechnicien (1938), poète, ingénieur en chef des manufactures de l'Etat, parlementaire (1947-1952), professeur de littérature, philosophie et psychologie, formateur de formateurs, éminent pédagogue, consultant international peut-il encore, et avec quel brio, tenir une conférence de 2h30 sans avoir l'air, un seul instant, de peiner ou de devoir reprendre son souffle ? D'où peut-on tenir une telle énergie, une telle puissance poétique, une telle fulgurante intelligence, une telle écriture, une telle force de communiquer à l'oral quand on est presque centenaire ?

Lire la suite...

samedi 7 mai 2011

Je suis visible, je suis vu, donc j'existe

Esse est percipi aut percipere : "Être, c'est être perçu ou percevoir", avait dit le philosophe irlandais George Berkeley (1685-1753). Il ne savait évidemment pas que, moins de deux siècles plus tard, l'injonction à la visibilité allait devenir une des valeurs clés de l'hypermodernité. Aux 18ème et 19ème siècles, on taisait l'intime ; au 21ème siècle, on l'exhibe. Dans l'ouvrage Les tyrannies de la visibilité qu'elles dirigent en 2011 aux éditions Erès, Nicole Aubert et Claudine Haroche nous livrent l'essence de leur interrogation dès le sous-titre "être visible pour exister ?" Et dès l'introduction, le ton est donné. Extraits : "L'émotion prend le pas sur l'idée, le slogan sur l'argumentation, l'image médiatique sur la vision politique et les mérites communicationnels d'un dirigeant sur son aptitude à gouverner un pays ... L'injonction à la visibilité, à l'époque contemporaine, constitue tout autant une condition pour exister socialement, puisque ce qui n'est pas visible ne peut être reconnu, qu'une violence est exercée sur chacun pour se livrer au regard et au jugement de l'autre. En ce sens, elle fragilise l'individu et lui impose une aliénation croissante qu'il ne peut ni éviter ni maîtriser. On peut alors se demander si, en nous dictant ses normes, cette visibilité imposée ne nous dépossède pas de notre intériorité et de notre créativité les plus essentielles (p. 22)".

Lire la suite...

lundi 21 mars 2011

Je ne sais pas ce que je veux faire plus tard

A propos de l’expression maintes fois entendue chez les adolescents, collégiens et lycéens : « je ne sais pas ce que je veux faire plus tard... » Je... C’est lui, c’est elle, le sujet de l’énoncé et de la parole, du choix ou du non choix. C’est de ce « Je » dont doute l’adolescent(e). Et l’enfant (in-fans : qui ne dit pas, qui ne peut pas dire) sommeille encore chez l’adolescent. Ne l’oublions-nous pas un peu vite parfois ?

Je ne sais pas... ce que je veux faire... C’est d’abord au présent -et non au futur, dans lequel l’adulte pressé souhaiterait projeter au plus vite l’adolescent, peut-être moins pressé, lui (elle)- que les questions se posent, que je me cherche, que je ne sais pas ; au présent de ma scolarité de collégien ou lycéen, plus ou moins bien vécue, au présent de mes relations familiales, fraternelles, amicales plus ou moins bien vécues, que je sais, ou ne sais pas... Ce que ne sait pas l’adolescent, c’est ce qu’il veut faire, et souvent les adultes en rajoutent un peu (ou beaucoup) par des injonctions réitérées telles que « il faudrait savoir ce que tu veux... ». Ce que je veux... Vouloir, volonté : des termes dépendants de la vie affective, du désir, du non-désir. « Qu’aimerais-tu faire plus tard ? » est synonyme de « que voudrais-tu faire plus tard ? ». N’oublions donc pas que « vouloir » peut être parfois, en langue française -mais aussi en italien, en espagnol- synonyme de « aimer ». Dès lors, peut-on donner, nous adultes, des raisons au vouloir, au désir, sachant que c’est dans le désir que le vouloir puise son énergie ? « Ceux qui savent quoi faire plus tard ont réussi à concilier le désir et la raison. Certains ont déjà confronté avec bonheur leur vouloir à la réalité. Ils ont été écoutés, reconnus. Ils ont réussi à dominer les choses et les événements. Ils ont trouvé du plaisir à ces affrontements et restent prêts à les renouveler en entreprenant à nouveau. Sans doute leur a-t-on déjà donné l’occasion d’apprendre à choisir en leur faisant confiance et en reconnaissant pour importantes leurs premières expériences. Echouèrent-elles qu’on ne les écrasa pas de culpabilité et de recommandations stérilisantes. Réussirent-elles qu’on leur laissa savourer leur plaisir sans l’agrémenter des récompenses qui confèrent à l’amour donné un caractère conditionnel », Marc Birraux, Je ne sais pas ce que je veux faire plus tard, Casterman, l’école des parents, 1981, p. 133.

Lire la suite...

dimanche 14 novembre 2010

Cultiver sa disposition à devenir

Psychologue des âges de la vie, clinicien en psycho-gérontologie, Christian Heslon est maître de conférences en psychologie à l'université catholique de l'Ouest à Angers (équipe de recherche CAFORE ; laboratoire de psychologie des Pays-de-la-Loire, PRES Université Nantes-Angers-Maine), et directeur de l'IPSA-UCO. Il est intervenu le 24 septembre 2010 au palais des congrès du Mans, en compagnie de François Flahault et de Francis Danvers. Il nous a communiqué le texte suivant, qui fait suite à sa conférence. Nous en reproduisons des extraits : Tirer parti de l'incertitude. Du projet d'orientation à l'opportunité d'évolution. Tirer parti d'une incertitude devenue structurelle. Sous le titre « Conseiller en temps de crise et d’incertitudes », les 59èmes journées d’études de l’ACOP-F qui se sont tenues au Mans en septembre 2010 mirent l’accent sur une tension à la fois actuelle et ancienne, celle qui relie la pratique du conseil à la question de l’incertitude.

Lire la suite...

dimanche 24 octobre 2010

"Be yourself !" Oui, mais...

Philosophe, anthropologue, directeur de recherches à l’école des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, centre de recherches sur les arts et le langage, François Flahault est intervenu le vendredi 24 septembre au palais des congrès du Mans, en compagnie de Christian Heslon et de Francis Danvers, sur le thème : S'orienter en tirant parti de l’imprévu. Le parcours scientifique de l'auteur l'a conduit de Vladimir Jankélévitch à Roland Barthes et à Jean Laplanche, auprès desquels il a soutenu

Lire la suite...

lundi 18 octobre 2010

Sérendipité (seren 5)

Professeur de psychologie de l'éducation, ancien directeur du SUIO-IP de l'université Lille 3, ancien conseiller d'orientation, Francis Danvers est directeur du Master « Conseil en développement des compétences et en valorisation des acquis » (Lille III). Il est également vice-président de l’Université populaire de Lille, et l'un des créateurs et animateurs du Groupe de recherches sur l'évolution de l'orientation scolaire et professionnelle (GREO).

Lire la suite...

dimanche 17 octobre 2010

Le couteau suisse de l'orientation

Professeur à l'université des sciences sociales et politiques de l'université de Lausanne, directeur de l'institut de psychologie, Jean-Pierre Dauwalder est titulaire de la chaire de psychologie du conseil et de l'orientation. Il est intervenu interviendra le jeudi 23 septembre au Mans dans le forum Regards européens sur le conseil, avec Jean Guichard (France), Guðbjörg Vilhjálmsdóttir (Islande) et MariFé Sanchez Garcia (Espagne).Thème de son intervention : Conseil en orientation et évolution des compétences-clé, ou le couteau-suisse du conseiller. Brossant la fresque d'un demi-siècle de "co-évolution" des contextes économiques, des concepts de l'orientation et des méthodes et instruments, il a décrit la période 1950-1970 comme celle de la correspondance

Lire la suite...

mardi 12 octobre 2010

Une conseillère islandaise face à la crise

Professeure à la Faculté des sciences sociales, Université d'Islande, Reykjavik, Guðbjörg Vilhjálmsdóttir mène des travaux universitaires dans le domaine de l'orientation des jeunes et des adultes. Dans les années 90, elle a suivi une formation de conseillère d’orientation-psychologue au centre de formation de Lyon. En voisine et collègue, elle est intervenue au Mans le 23 septembre 2010 lors du forum Regards européens sur le conseil animé par Suzanne Bulthéel, en compagnie de Jean-Pierre Dauwalder (Suisse),

Lire la suite...

- page 1 de 2