Une autre orientation

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Orientations d'ici et d'ailleurs

Jackson dans sa savane kenyane, Carlito dans sa hacienda chilienne patagonne de la Terre de feu, Zahira dans sa vallée du Haut-Atlas, Samuel dans son fauteuil roulant du golfe du Bengale, à quoi rêvent-ils ? Mais aussi Benjamin dans son village creusois, Amandine dans son hameau normand, Elodie dans son village du Vercors. Ou encore Ahmed dans sa cité francilienne et Djamila dans sa famille logée dans un appartement insalubre... Comment imaginent-ils leur avenir ? Où se voient-ils, où se projettent-elles dans 10 ans ? Ici, d'autres projections, d'autres orientations, d'autres imaginaires, d'autres vies dans la France périphérique, dans la France des invisibles de la République. Ici et ailleurs, plus près, plus loin... 

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lundi 28 septembre 2020

Nos jeunes migrants (élégie 20) : αίσχος à Lesbos !

SOS-Mediterranee-Credit-Laurent-Schmid.jpg Ouvert en 2013 sur l'île de Lesbos par la Commission européenne, le camp de migrants de Mória a entièrement brûlé le 9 septembre, jetant à la rue près de 13.000 réfugiés, parmi lesquels 4000 enfants (35%), selon le Haut commissariat aux réfugiés (ONU). Honte (αίσχος) pour l'Europe à Lesbos !

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vendredi 4 septembre 2020

Trop parfaite candidate

The-perfect-candidate.long-metrage-Haifaa-Al-Mansour-2020.jpg Médecin dans une petite ville d'Arabie saoudite, Maryam candidate à un poste de chirurgien dans un hôpital de Riyad ; elle se voit refuser le droit de prendre l’avion.

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vendredi 14 août 2020

«Business schools» : sourires de mannequins, dents de requins

Reporting_Benchmarking_Londres_1997.jpg Faut-il supprimer les écoles de commerce ? Dans ce coruscant billet posté le 2 août sur son blog Géographies en mouvement, Gilles Fumey, enseignant-chercheur en géographie culturelle à Paris 4 Sorbonne, applique au cas français l'analyse de Martin Parker publiée dans The Guardian le 27 avril 2018 : «Il existe 13.000 écoles de commerce dans le monde, c’est 13.000 de trop».

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dimanche 19 juillet 2020

Nos jeunes migrants (élégie 19) : L'école de la République est-elle accueillante ?

Ruptures-2-Ecole-et-migrations-L-ecole-est-elle-accueillante-Revue-AFAE-166-2020-2.jpg L’école de la République est-elle accueillante pour les migrant.e.s ? Quantitativement, lui donne-t-on les moyens idoines pour accueillir tous les jeunes en migration ? Qualitativement, l’élève immigré n’aurait-il que des désavantages à surmonter ou ne recèle-t-il pas des qualités, des capacités, des connaissances, une culture sur lesquels l’école peut s'appuyer davantage ? Le plurilinguisme des migrants est en particulier une richesse souvent inexploitée.

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lundi 1 juin 2020

Les étudiants souffrent, rouvrons totalement les universités

santémentale Qui s’est inquiété de la fermeture autoritaire de l’Université pendant six mois ? questionne Barbara Stiegler, philosophe, professeure à l'université Bordeaux-Montaigne dans Libé le 29 mai. Elle ajoute : Ce silence de la société, de la gauche et des syndicats est le symptôme d’une forme d’aveuglement face aux dangers mortels qui menacent la transmission du savoir, de l’unité du corps politique et de la démocratie. Si nous voulons que l’éducation, comme la santé, reste une affaire collective, publique et politique, c’est maintenant qu’il faut nous mobiliser.

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dimanche 10 mai 2020

Qui raccrochera les décrocheurs ?

Je_ne_veux_pas_aller_a_l__ecole__VIDBERG_pour_LE_MONDE.jpgSait-on que, chaque jour qui passe sans école pour les ados, la fabrique à décrocheurs tourne à plein ? Sait-on que, sournois, le décrochavirus avance masqué dans ses prémices (ennui, léger absentéisme, choix d'investissement dans certaines matières, devoirs rendus avec moins de régularité, insomnies passagères) et qu'une fois installé, il prend des formes graves (phobie scolaire, absentéisme chronique, refus d'apprendre, insomnie et désynchronisation du rythme nycthéméral, violences, addictions, désocialisation, troubles psychiques) ?

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lundi 10 février 2020

Les jeunes laissés-pour-compte ?

Jeunes-sacrifies-Alternatives-economiques-398-fevrier-2020.jpg Les jeunes sont-ils sacrifiés ? Constituent-ils une génération précarisée alors que les baby-boomers auraient amassé une grosse part du gâteau en surfant sur un début de carrière favorable jusqu'à la fin des années 1970 ? Dans son numéro de février 2020, Alternatives économiques démonte quelques pseudo-évidences.

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dimanche 1 décembre 2019

Certains étudiants ont faim, d'autres sont surprotégés par leurs familles

Precarite_des_etudiants_Clous_Pau_Credit_Nicolas_Sabathier._La_Republique_des_Pyrenees.jpg "Nous avons des étudiants qui ont faim", dit au Monde le 16 novembre Nathalie Dompnier, présidente de l'université Lyon 2 spécialisée en sciences humaines et sociales, après la tentative d'immolation par le feu le 8 novembre, sur son lieu de travail, d'Anas K., étudiant redoublant de troisième année en histoire, par ailleurs bien intégré à la vie et aux instances de l'université. Dans le message écrit que le jeune homme a laissé avant son acte, il rappelait qu'il avait perdu sa bourse d'études et ajoutait : Et même quand j'avais de l'argent, 450 euros par mois, est-ce suffisant pour vivre ?

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vendredi 13 juillet 2018

Les Belhoumi, une intégration ordinaire

Beaud__La-France-des-Belhoumi__La-Decouverte__2018.jpg Dans La France des Belhoumi, portraits de famille (La Découverte, 2018), le sociologue Stéphane Beaud présente le parcours d'intégration ordinaire d'une famille algérienne, les Belhoumi, parents et huit enfants. Le père, berger, privé d'école, a émigré en France en 1971 comme manoeuvre dans le bâtiment juste avant le décret de 1974 qui stoppa net le recrutement massif de main d'oeuvre étrangère par les entreprises. Retracer l'histoire de cette famille, c'est déplier le processus d'ascension sociale qui s'est effectué en son sein : sur huit enfants, cinq filles ont accédé à des positions de

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mercredi 17 janvier 2018

Sans le brevet, Roderick fait son droit

Roderick__27_ans.jpg Dans son édition du 15 janvier, Le Monde présente le parcours de Roderick, 27 ans, sans brevet ni bac. Après quelques années de travail, il a passé une capacité en droit en cours du soir, puis réussi licence et master. Le parcours sup de Roderick rejoint les trajectoires et projets des "élèves multiredoublants devenus superdiplômés" que Bertrand Bergier et Ginette Francequin ont présentés et commentés dans La revanche scolaire, paru chez Erès en 2011. Il n'y a pas de fatalité du pire. Et l'espoir et la volonté déplacent des Himalayas.

dimanche 24 décembre 2017

Un voyage en France pour tous les jeunes

Champs_cultives.png Dans une tribune parue dans Le Monde.fr le 24 décembre, Jean Viard préconise, pour créer un sentiment d’appartenance patriotique, d'organiser « Un grand voyage en France pour tous les jeunes, voilà un projet d’éducation à la citoyenneté ». Au-delà de ce qui pourrait paraître, à tort, bien anecdotique, écoutons un instant avec attention le sociologue.

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mercredi 15 novembre 2017

Tous et toutes désorientées

20_ans_en_Argentine010.jpgLe 12 novembre 2017, dans Rue des écoles, France culture a opportunément consacré son émission hebdomadaire à la question de l'orientation des jeunes de terminale qui prendra en 2017-2018 de nouveaux atours, selon les nouvelles intentions gouvernementales. Une belle occasion de (re)visionner "Les désorientés", l'excellent documentaire de Philippe Troyon sorti en 2013. On y suit pendant plusieurs années 20 jeunes filles et un garçon d'une classe de BEP carrières sanitaires et sociales.

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jeudi 3 janvier 2013

Orientation et pauvreté

ATD_Quart_Monde.jpg Avec l'autorisation de Stéphane Billon, délégué régional ATD Quart monde et coordinateur pédagogique du dispositif relais d'Angers situé au collège Montaigne, nous publions ce billet rédigé par ses soins. « Je suis né dans la violence, l'école ne peut pas comprendre cela. Quand on vit dans la violence, dès la maternelle on est catalogué et les enseignants ne comprennent pas ce qu'on vit, la violence que l'on subit » (Des parents d'élèves). « Si nous, on ne va pas à l'école, c'est pas qu'on a pas le temps ou que l'on ne s'occupe pas de nos enfants ; mais c'est parce que l'on a été nous-mêmes, enfants, en échec scolaire et que cela reste une grande souffrance » (Simone). « J’ai eu des notes catastrophiques et ça a été un blocage. On m'a traité de raté ; toute ma vie, je l'ai vécu et même encore aujourd'hui, je le ressens ». (Des parents d'élèves) « On ne voit rien du tout ce qu'on fait pour que nos enfants soient bien, on ne comprend pas notre souffrance, notre combat, notre courage » (Un parent d'élève).

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lundi 5 mars 2012

SOS garçons !

Auduc__Sauvons_les_garcons.jpg A l'heure où l'on va célébrer, non sans de bonnes raisons bien sûr, la journée internationale des femmes, il n'est pas inutile de rappeler que, dans les 20 dernières années, l'école, l'université ont vu les filles et les femmes truster les parcours et concours les plus prestigieux. Bref, comme chacun sait, elles réussissent beaucoup mieux à l'école que les garçons. Cela se complique nettement lorsqu'elles entrent dans l'emploi. L'école fait donc son boulot pour elles. Mais le fait-elle pour les garçons ? Ce n'est pas la thèse de Jean-Louis Auduc qui, corroborant les statistiques officielles constatant le décrochage scolaire croissant des garçons sur les filles, appelle à une réaction forte des pouvoirs publics, des enseignants, des parents d'élèves et... des garçons. Sauvons les garçons pendant qu'il en est temps !

Ecoutons-le dans l'interview qu'il avait réalisée auprès du Café pédagogique au moment de la sortie de son ouvrage éponyme en 2009.

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