Nous le faisons avec Plutarque et sa vie de Périclès, in Les vies des hommes illustres, La Pleiade, 1951, tome 1, p. 348 :

Les uns gagnaient à fournir les matières, comme la pierre, le cuivre, l'ivoire, l'or, l'ébène et le cyprès ; les autres à les mettre en oeuvre et à en besogner, comme les charpentiers, mouleurs, fondeurs, imagers, maçons, tailleurs de pierre, teinturiers, orfèvres, menuisiers besognant d'ivoire, peintres, ouvriers de marqueterie, tourneurs ; les autres à conduire les étoffes, et à les fournir, comme marchands, mariniers, pilotes pour les choses qui s'amenaient par la mer, et par terre les charrons, voituriers, chartiers, cordiers, carriers, selliers, bourreliers, pionniers pour aplanir les chemins, fouilleurs des mines.

Davantage chaque métier comme capitaine avait sous soi sa propre armée de manoeuvres, gagnant leur vie à la peine de leurs bras seulement, pour servir comme d'outils et d'aides aux maîtres ouvriers ; de manière que la besogne par ce moyen venait à épandre et distribuer le gain à tout âge et à toute qualité et condition de gens.

''Ainsi venaient les ouvrages à se hausser et avancer, étant superbes en magnificence de grandeur, et nonpareils en grâce et en beauté, parce que les ouvriers, chacun en son endroit, s'efforçaient à l'envi les uns des autres à surmonter la grandeur de leurs ouvrages par l'excellence de l'artifice ; mais encore n'y avait-il autre chose qui fût tant admirable comme la célérité ; car là où l'on estimait chacun desdits ouvrages devoir à peine être parachevé en plusieurs âges et plusieurs successions d'homme les unes après les autres, tous furent entièrement faits et parfaits dans lEmploi_des_jeunes.jpge temps que dura en vigueur le crédit et l'autorité d'un seul gouverneur.''

Souhaiter à tous une vie décente dans une société décente qui donne sa place à chacun et à chacune.

Et refuser que les inégalités ne s'accroissent.