D'après eux, la politique de la France ne peut se résumer à la poursuite d’adolescents abandonnés dans les rues de nos villes, par des policiers qui auraient bien mieux à faire et dont l’image ne peut qu’être dégradée par la mission qu’on leur donne ainsi à remplir.

Une telle politique se décline, à leur sens, en dix actions, qui méritent d’être mises en œuvre simultanément, et qui supposent une collaboration ouverte, sincère et dépassionnée de tous les acteurs : l’Etat - dans toutes ses dimensions, qui doivent être cohérentes, de la police aux services sociaux -, les associations et les territoires.

Parmi les actions préconisées : expliquer sans tarder aux citoyens que la France diverse, plurielle s'est enrichie des langues et des cultures de celles et ceux qui sont venus s'y installer ; faire passer aux réfugiés, dès leur arrivée, un bilan de compétences et de besoins, puis, sans procrastiner, leur proposer un parcours accompagné d'intégration ; les répartir dans les territoires, villes et villages ; leur proposer sans délai tarder un travail ou une formation ; leur proposer un apprentissage intense de la langue française dès leur arrivée ; organiser la prise en charge médicale, en particulier psychiatrique, etc.

C'est dire que les enjeux policiers et sécuritaires ne sont qu'annexes. On peut aussi consulter l'appel des associations et organisations telles que le Secours catholique, le Secours populaire, SOS Méditerranée, Médecins du Monde, ATD Quart-Monde, etc. Toutes alertent sans relâche les pouvoirs publics.

Les entendrons-nous ? Seront-elles entendues ?

Ma chère France, perdrais-tu ton âme ? Réveille-toi !■