aux études supérieures. Ils.Elles se trouvent en première ligne pour recevoir les élèves de terminale déboussolés par Parcoursup, réforme de l’accès aux études supérieures adoptée tardivement (15 février 2018). Ils.Elles animent les réunions de présentation de Parcoursup, la nouvelle plate-forme d’Admission post bac, et les journées ou semaines de l’orientation organisées dans les lycées en décembre et en février pour aider les élèves à peaufiner leur projet d’études. Pourtant, le gouvernement se sera focalisé sur le "nouveau" rôle des enseignants et des professeurs principaux (cf. doublement du nombre de professeurs principaux en classe terminale de lycée) dans les questions d’orientation et aura "oublié" la place de ses psychologues et de la psychologie. Une fois de plus...

Bref, ils.elles en ont assez de faire office, depuis des années, de boucs émissaires des défaillances du système d’orientation à la française.

Un psychologue orientation pour 1 500 élèves : est-ce bien raisonnable ? En Europe : en moyenne, 1 pour 800 et 1 pour 400 dans certains pays d'Europe du Nord. Répartis dans 2 à 4 établissements, les psychologues ne peuvent recevoir la plupart du temps que les élèves et les familles les plus en difficulté. Comme si l'orientation n'était pas un droit, et une nécessité, pour tous... Comme si l'on réduisait la préparation des choix à une simple question d'information... Comme si les professeurs étaient les mieux placés pour traiter des questions de psychologie, de subjectivation...

Last but not least, au moment même où on ne cesse de les solliciter pour des missions des plus diverses, le nombre de postes de psychologues mis au concours, déjà bien étique en 2017, chute de 25% en 2018. Orientation : mission impossible sans la psychologie et les psychologues de l'éducation nationale. Visiblement, on n'en prend pas le pli !

Pour celles et ceux, parents "ordinaires", qui galèrent avec Parcoursup, voir ici !

Voici aussi l'interview de Sylvie Amici, présidente de l'ACOP-France, sur France Info le 13 mars.