Les mots dits de 2003

Voici, quinze après, les mots dits de 2003 :

Facilitateur de(s) parcours, pas au niveau individuel comme le conseiller d'orientation-psychologue, mais dans le cadre d’une sorte d’ingénierie de dispositifs diversifiés, articulés, cohérents au sein d’un bassin de formation le plus souvent, ces dispositifs recouvrant des formations et procédures d’entrées/sorties.

Spécialiste orientation, et généraliste du second degré.

Analyse et mise en perspective.

Expertise.

Complexité, disponibilité, responsabilité.

Technicien déconcentré et solitaire de l’affectation, ayant des velléités vite réprimées d’évaluation du fonctionnement des établissements.

Marginal sécant.

Indispensable.

Médiation.

Expert du fonctionnement du système éducatif du second degré.

Spécialiste généraliste.

Généraliste du second degré.

Minoritaire actif.

Médiateur impénitent.

Catalyseur critique.

Optimiste par pessimisme dépassé (variante : pessimiste par optimisme dépassé).

Second degré et orientation dans un département.

IEN second degré (ou administration et vie scolaire).

Transversal.

Polyvalence.

Capacité d’analyse, d’évaluation, et recul par rapport à l’ensemble de l’appareil de formation, spécialiste des parcours des élèves.

Une profession en quête d'auteurs et de hauteur

Je concluais ainsi l'article :

Porter le débat du printemps 2003 au coeur de l'inspection de l'orientation, c'était faire un triple pari. Celui, que, derrière les attitudes précautionneuses et attentistes de nombre de collègues inspectrices et inspecteurs, il y avait du débat et des interrogations identitaires foncières, et non d'abord des replis corporatistes et des certitudes bétonnées. Celui qu'il suffirait d'un signe pour que les inspecteurs chargés d'information et d'orientation se mettent à exprimer leurs analyses, leurs préoccupations, leurs doutes, mais aussi leurs propositions et leurs espoirs. Celui enfin que, dans toute crise, il y a une sortie de crise, et qu'elle dev(r)ait se préparer au paroxysme même de l'événement, et en total respect des identités et des cheminements de chacun, que l'on fût conseiller d'orientation-psychologue, directeur de CIO ou inspecteur/inspectrice chargé.e d'information et d'orientation.

Dans la nouvelle crise ouverte en 2018 par le projet gouvernemental de transfert des psychologues de l'éducation nationale aux établissements scolaires publics du second degré et, selon toute probabilité, de réduction à l'os du nombre de centres d'information et d'orientation (CIO), on n'entend pas les inspecteurs et inspectrices ! Pourquoi ce silence tonitruant ? Hors quelques rares contributions au débat démocratique, comme en 2003-2004, les inspecteurs et inspectrices en orientation sont muets ! Croient-ils ainsi - et jusqu'à quand s'abriteront-ils derrière cette mutité assourdissante ? - faire l'économie d'une remise en question de leur propre identité professionnelle déjà impactée par le décret n°2017-120 du 1er février 2017 ? Pourquoi ne voient-ils.elles pas que leur place est désormais au coeur du développement d'un service et de services de psychologues et de psychologie à l'école, au collège, au lycée, à l'université ?