de l’imagination et se redit, tels des mantras au pouvoir magique, les contes que lui racontait son père, écrivain public emprisonné désormais, et dont la famille est sans nouvelles, nous y sommes. Quand elle clame son espoir chevillé au corps, nous y sommes aussi. Quand elle affronte les plus graves dangers et brave tous les interdits attachés à sa condition de femme et à son statut d’être humain inférieur et inutile, nous y sommes toujours. Quand elle se déguise en garçon pour avoir le droit d'aller chercher de l'eau au puits du quartier et des vivres au marché pour toute la famille sans être agressée, nous y sommes comme jamais. Parvana, une enfance en Afghanistan, nous fait garder espoir grâce à l’imagination et à la poésie qui ont le pouvoir de soulever des montagnes et d’abattre l'oppression, l'obscurantisme et la tyrannie. Pour Samuel Douhaire de Telerama, la réalisatrice irlandaise signe, là, un plaidoyer pour la culture et pour la mémoire, sources de résistance à l’obscurantisme. Et un éloge vibrant de l’imaginaire qui nous console de la réalité, tout en nous inspirant pour la rendre meilleure.

Je retiendrai longtemps la phrase de fin, en voix off : Elevez vos paroles, pas votre voix. C'est la pluie qui fait pousser les fleurs, pas le tonnerre.