Mais, à côté des liens externes tissés avec l'environnement, qu'est-il advenu des partenariats internes à l'établissement ? Les élèves, en particulier, se sentent-ils mieux intégrés à leur établissement ? Au-delà de leur statut de mineur (pour la majorité d'entre eux) et de leur rôle et de leur métier d'élève ou d'apprenant, y a-t-il place pour la personne unique singulière et totale qu'ils représentent chacune et chacun, partenaires à part entière ?

Après avoir questionné la valeur faiblement intégratrice de l'organisation sociale représentée par l'établissement scolaire et évoqué le fait que, pour les adolescentes et adolescents des années 1990, la vraie vie était ailleurs qu'au bahut, l'article s'appuie sur Rogers, Dubet, Meirieu, Schwartz, et quelques autres, et propose des pistes de nature à développer des personnes autonomes, créatives et insérées socialement. Il invite dans sa conclusion, à ouvrir sur l'intérieur car l'école a ses propres limites, comme l'ont rappelé Cornu, Pompougnac et Roman (1990) : «Limites de l'école donc, en trois sens : limite comme impuissance car l'école sera toujours impuissante à étancher tous nos rêves ; limite comme interdit, de manière à ne pas outrepasser le droit de l'école, et en particulier à se souvenir qu'elle est faite pour les enfants ; limite comme frontière, qui garantit un espace scolaire, certes non clos, mais protégé.»

Déf. Partenaire (anglais partner) : Personne avec qui on est allié (NDLR : souligné par nous) contre d'autres. Personne avec qui on pratique une activité. Source : Le Robert, éd. 2018.

Partenariat : Hist.1. a) 1767 : relation, personne qui a quelque chose en partage avec une ou plusieurs autres personnes. Source : Trésor informatisé de la langue française.