Au Québec : Vélos qui (re)deviennent essentiels quand les transports s'arrêtent ou que, tout simplement, toute promiscuité entre voyageurs dans des habitacles... confinés est plutôt à déconseiller en ce moment (Le Devoir, Québec).

A Lausanne : Traditionnellement dévolus au transport de courrier urgent ou confidentiel, les coursiers à vélo deviennent des maillons essentiels aux relations sociales. Chez Vélocité, à Lausanne, les livraisons de nourriture ont presque décuplé (Le Temps, Lausanne).

A Beaune (Côte-d'Or) : un boulanger livre le pain à vélo aux personnes isolées (France 3 Bourgogne). “On souhaite don­ner du plaisir aux gens, un petit sourire, en cette triste péri­ode”.

Développement inédit et inouï des pistes cyclables urbaines à New-York, Bogota, Berlin (France info)...

Prêt gratuit de vélos aux personnels soignants pour les aider à se déplacer facilement et en toute sécurité de leur domicile à leur lieu de travail (Des vélos pour l'hosto).

N'est-il pas musicalement réjouissant, en ce début de printemps, d'entendre nettement le chant des oiseaux plutôt que les vrombissements a-musicaux et agressifs, balourds ou stridents, des moteurs à combustion ? Si elle avait pu assister au moment corona-vélo que nous vivons actuellement, Letizia Bonaparte (1750-1836) aurait très certainement lancé, de son inimitable accent corse, son si célèbre Pourvou qu'ça doure ! (en pensant au vélo, et pas au corona bien sûr !) avec le sens de l'à-propos, la lucidité et la prescience qu'elle avait de la finitude des engeances mégalomaniaques dans lesquelles son fils avait entraîné l'Europe, jusqu'à l'aporie et la catastrophe inéluctables. Et elle en connaissait un rayon ! On n'écoute jamais assez sa maman...

Pour rouler plus loin

Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) : le vélo au quotidien