Avez-vous assisté à l'entrée à l'école, au collège ou au lycée le matin ? Des flots d'automobiles rangées en double file ou sur les trottoirs... D'étiques parcs à vélo quasi déserts...

De quoi les parents ont-ils peur lorsqu'ils empêchent leurs enfants de se rendre à l'école à pied ou à vélo et préfèrent les balloter serrés comme des paquets en carton de la vente par correspondance plutôt que les laisser progressivement prendre de l'autonomie dans leurs déplacements ?

Sur les campus universitaires, on croise beaucoup d'automobiles, quelques trottinettes et vélos avec assistance électrique (VAE) et de très rares vélos sans assistance électrique.

Près de l'entrée de la bibliothèque universitaire où, à vélo bien sûr, je prends mes quartiers deux fois par semaine, une quinzaine d'arceaux à vélos (seulement). Un tiers utilisé par les trottinettes, un tiers par les VAE, un tiers par les vélos sans assistance.

On se lamente, à juste titre, sur le risque et le coût sanitaires engendrés par le déficit de pratique sportive quotidienne des jeunes. On milite pour les mobilités douces et la baisse du CO2 dans l'atmosphère. On évoque l'enforestation, l'ennaturation, l'école du dehors ? Objectivement, les avancées sont infinitésimales.

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Depuis des décennies, l'automobile a pris le pouvoir sur nos vies, à la campagne et en ville. Sommes-nous prêts à en réduire l'usage ? à nous en libérer ?

Avec 30.000 à 40.000 unités, la France est devenue la championne du monde des carrefours-giratoires hache-cyclistes. Pour le plus grand bénéfice de la bagnole, des sociétés de travaux publics et des maires démagogues.

Cette gabegie abyssale creuse dangereusement la dette publique. Elle fait courir de grands risques aux cyclistes. Comment les parents ne craindraient-ils pas, en effet, que leurs enfants à vélo ne se fassent renverser sur le chemin de l'école ?

Il est grand temps d'en finir avec le mythe de l'automobile. Pour cela, les politiques publiques doivent au plus vite réattribuer l'espace public aux mobilités douces, collectives, et ralentir impérativement le flux.

Démagogie des pouvoirs publics et des gouvernants sur la question des vitesses autorisées dans les rues, sur les routes et les autoroutes.

Je rêve d'une génération vélo

Je rêve d'une école, d'un collège, d'un lycée, d'une université où l'on transformerait les parcs à autos en parcs à vélos.

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Je rêve d'une école, d'un collège, d'un lycée, d'une université sans autos, où seuls les transports en commun, les piétons et les vélos seraient autorisés.

Je rêve d'une école d'un collège, d'un lycée qui cesseraient toute surenchère commerciale aux voyages les plus éloignés au monde pour se recentrer sur le voyage à pied ou à vélo dans les rues proches, dans les villes voisines, dans les campagnes environnantes.

Je rêve d'une place décuplée et sécurisée pour les enfants, les vélos, les personnes à mobilité réduite dans nos villes, dans nos campagnes. Dans nos rues aussi, surencombrées d'autos en stationnement et où les enfants ne peuvent plus jouer. ■