Coville cite à deux reprises le poème Invictus de William Ernest Henley, qu'aimait réciter Nelson Mandela en prison : "Aussi étroit soit le chemin / Nombreux les châtiments infâmes / Je suis le maître de mon destin / je suis le capitaine de mon âme".

Il se livre sans fard, sans filtres dit-il. Il sait dire des mots justes sur ses propres émotions et sur celles qu'il partage avec le public venu l'accueillir sur le quai Malbert à Brest.

Sur le projet d'équipe sans lequel il n'y aurait pas d'arrivée au port :

Plus un projet collectif est long, moins c'est technologique et plus c'est humain...

Sur ce qui le lie aux personnes venues l'accueillir :

Le sentiment qu'il faut qu'on garde ensemble, c'est qu'on est capable d'offrir, comme vous le faites là, de manière inconditionnelle, vous offrez sans y mettre une condition, sans y mettre quelque chose que je devrais vous rendre.

Coville-Thomas2.jpg

Offrir, donner de manière inconditionnelle, ce sentiment est pour moi le plus beau au monde. Ne pas conditionner ses sentiments, ses actes par ce qu'on attendrait en retour. Le faire de façon spontanée...

Vous ne gardez rien en réserve, vous donnez tout... Là, on est sûr de faire le bon geste... Il faut qu'on garde ça entre nous... Ce moment magique : je me livre, vous vous livrez.

Thomas Coville ajoute qu'il a établi une liaison épistolaire très forte avec ses enfants. Pendant la course (53 jours), sa fille lui a envoyé un poème par jour.

Souvent, plus que les femmes, les hommes sont considérés chiches de leurs émotions, et surtout dans la difficulté à les identifier, à les différencier, à les dire, à mettre des mots sur elles. On parle alors d'alexithymie.

Visiblement, ce n'est pas le cas de Thomas.

Merci Thomas ! ■

Coville.Thomas1.jpg