Décrire, Penser, Comprendre, Ressentir
Par Jacques Vauloup le mardi 24 mars 2026, 06:18 - Ex libris - Lien permanent
» Un. Ce qu'on vit, il faut savoir le décrire, le dépeindre d'abord avec la méticulosité du zoographe qui est, en quelque sorte, le documentaliste ou documentariste des formes de vie sociale.
» Deux. Mais cela ne se fait pas sans penser, c'est-à-dire sans quelques principes établis par une philosophie mûrement réfléchie de la vie politique et sociale.
» Trois. Or, tout cela, à nouveau, ne saurait se faire pleinement sans comprendre.
» Quatre, donc. C'est donc lorsque Balzac finit par reconnaître que la passion comme élément social
, à savoir ce qui constitue le matériau même d'une société humaine, en est aussi le possible élément destructeur
. Ce qui nous fait vivre est cela même qui nous détruit aussi. ●■
Philosophe, historien de l'art, Georges Didi-Huberman (1953 - ) est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris. Auteur de plus d'une trentaine de livres publiés depuis 1982. Il interroge les conditions du regard que nous portons sur les images. Pour lui, voir et savoir ne vont pas l'un sans l'autre. Manières de regarder, de décrire, de penser, de comprendre, de ressentir.

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