» Deux. Mais cela ne se fait pas sans penser, c'est-à-dire sans quelques principes établis par une philosophie mûrement réfléchie de la vie politique et sociale.

» Trois. Or, tout cela, à nouveau, ne saurait se faire pleinement sans comprendre.

» Quatre, donc. C'est donc lorsque Balzac finit par reconnaître que la passion comme élément social, à savoir ce qui constitue le matériau même d'une société humaine, en est aussi le possible élément destructeur. Ce qui nous fait vivre est cela même qui nous détruit aussi. ●■

source : Georges Didi-Huberman, Avant-propos à toute comédie humaine, in La fabrique des émotions disjointes, Faits d'affects 2, éditions de Minuit, 2024

Philosophe, historien de l'art, Georges Didi-Huberman (1953 - ) est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris. Auteur de plus d'une trentaine de livres publiés depuis 1982. Il interroge les conditions du regard que nous portons sur les images. Pour lui, voir et savoir ne vont pas l'un sans l'autre. Manières de regarder, de décrire, de penser, de comprendre, de ressentir.

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Pour aller plus loin

Espérer, malgré tout, conférence par Georges Didi-Huberman, forum philo Le Monde - Le Mans, 31 janvier 2026, durée : 24 mn.