Propos orientés

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Mot-clé - orientation professionnelle

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mercredi 11 avril 2018

Ecrire l'activité, révéler le travail

Ici__on_rit__on_est_heureux__Gabs_022.jpgDes collégiens, des lycéens, des apprentis franciliens se lancent dans l'aventure d'une écriture multiforme sur le travail : théâtre, poésie, fiction, lettres aux grands-parents, lettres de travailleurs, calligrammes, nouvelles, journal d'un CAP, etc. Ils y sont accompagnés par leurs professeurs et des enseignants-chercheurs. Un formidable dispositif décrit par le menu dans l'ouvrage Ecrivons le travail ! Lycéens et chercheurs : écritures croisées sur le travail, paru aux éditions Octarès en 2018.

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jeudi 8 mars 2018

Ce que l'orientation fait au genre

Double_activite._Iconographe__Paris_1987.jpg Malgré des années d’actions, des conventions, colloques et ouvrages de valeur, l’orientation scolaire et professionnelle reste largement genrée. Pourquoi ? Ce qui résiste ne touche-t-il pas, d'abord, à la répartition des tâches ménagères et d’éducation ? Faisons un voeu : travaillons autant à la conscientisation des garçons qu’à celle des filles !

mercredi 17 janvier 2018

Sans le brevet, Roderick fait son droit

Roderick__27_ans.jpg Dans son édition du 15 janvier, Le Monde présente le parcours de Roderick, 27 ans, sans brevet ni bac. Après quelques années de travail, il a passé une capacité en droit en cours du soir, puis réussi licence et master. Le parcours sup de Roderick rejoint les trajectoires et projets des "élèves multiredoublants devenus superdiplômés" que Bertrand Bergier et Ginette Francequin ont présentés et commentés dans La revanche scolaire, paru chez Erès en 2011. Il n'y a pas de fatalité du pire. Et l'espoir et la volonté déplacent des Himalayas.

dimanche 7 janvier 2018

Orientation des jeunes : des solutions ? (orient 1)

Ce_qu__attendent_les_jeunes__Libe__12_mai_2012.jpgLe 8 janvier, le Conseil économique et social environnemental lance une consultation sur l'orientation. C'est le moment d'exprimer ce que vous ressentez... et de proposer des solutions nouvelles, ou des anciennes à revisiter ! On aurait tort de minimiser la force participative et démocratique de l'énergie des contributions de chacune et de chacun. Alors, sachez profiter de cette occasion ! Il y a tant à changer dans l'orientation de la jeunesse de France, et d'ailleurs...

samedi 18 août 2012

Métier perdu, métier retrouvé ? (3) L'artisan, l'artisane

atelier_d__horloger.jpg Alain, Propos d'un Normand 1906-1914 tome I, NRF-Gallimard, 1952, 7è éd., LXXVI, pp. 148, 149 ; billet paru dans La Dépêche de Rouen le 11 janvier 1909 :

" Il faut savoir un métier ; c'est évident. Le manoeuvre, qui ne sait qu'offrir ses muscles pour soulever, porter, pousser n'importe quoi, est esclave par cela même. J'ai connu un habile cordonnier, artiste dans la chaussure de femme ; il était ivrogne, bambocheur et voyageur ; cela ne l'empêchait pas de trouver du travail dès qu'il le voulait, et bien payé. Les électriciens sont puissants justement parce qu'ils savent un métier difficile. Donc, organisons l'apprentissage. Mais n'allons pas confondre l'apprentissage et l'instruction.

" L'apprentissage est une vieille chose, qui s'accordait très bien avec l'esclavage. Les esclaves, à Rome, savaient chacun un métier ; quelques-uns étaient maîtres de grammaire ; d'autres savaient la musique. Mais il y a savoir et savoir. L'abeille sait très bien construire des cellules hexagonales ; l'araignée des jardins est un prodigieux ingénieur pour tendre ses fils d'un arbre à l'autre ; les castors font très bien une digue. Etrange savoir ! Savoir qui est dans les pieds, dans les mains, partout, excepté dans la tête. Savoir de somnambule, savoir animal, savoir qui n'éclaire point.

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mercredi 22 février 2012

Métier perdu, métier retrouvé ? (2) Le paysan, la paysanne

Paysan de Normandie, source : A. Frémont, Flammarion, 1981, p. 95"Personne de la campagne qui vit de la culture du sol et de l'élevage des animaux" (source : ATILF). Dès son apparition (Xème-XIème siècles) "Paysan" désigne la condition de celui ou de celle qui vit à et de la campagne, en opposition aux gens des villes. Plus tard, on opposera le "paysan", conçu comme une condition voire une revendication à "cultivateur", "éleveur", "agriculteur", notions qui renvoient à une profession. Condition souvent dépréciée sous les vocables vilain, croquant, ''plouc'', cul-terreux, péquenot, bouseux, cambrousard... Au XVIIème siècle, dans sa fable Le paysan du Danube, prolongeant Marc-Aurèle, Jean de La Fontaine réhabilita l'image du paysan en brossant le rustaud, plutôt "ours mal léché, nez tortu, grosses lèvres", qui va interpeller et décontenancer l'occupant romain par sa franchise directe : "Qu'on me die(dise) en quoi vous valez mieux que cent peuples divers. Quel droit vous a rendus maîtres de l'univers ? Pourquoi venir troubler une innocente vie ? Nous cultivions en paix d'heureux champs, et nos mains étaient propres aux arts ainsi qu'au labourage". Et La Fontaine en fait la morale de la fable : "Il ne faut point juger des gens sur l'apparence".

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mardi 31 janvier 2012

Métier perdu, métier retrouvé ? (1) L'instituteur, l'institutrice

L__instituteur_et_le_sorbonagre.jpgDans La Dépêche de Rouen et de Normandie (heureux soient les Rouennais et les Hauts Normands), Emile-Auguste Chartier dit Alain (Mortagne-au-Perche, 1868 - Le Vésinet 1951) publia, au début du siècle dernier, d'acides, mordants, impertinents et néanmoins fort républicains petits billets qui, n'ayant l'air de rien, disaient tout de l'Ecole de la république encore naissante. Ils sont réunis par l'Institut Alain et Emmanuel Blondel sour le titre ''L'instituteur et le sorbonagre,'' éditions Mille-et-nuits, 2011. Ainsi celui-ci, pp.108-110, Le métier d'instituteur, que je vous laisse savourer, dédié aux institutrices et aux instituteurs. Ce texte inaugure notre nouvelle série Métier perdu, métier retrouvé.

"Le métier d'instituteur

On donne comme évident que l'instituteur a des avantages que le travailleur ou l'employé de commerce n'ont pas. Je vois bien que l'instituteur a six semaines de vacances en une fois, des jours de congé, et une petite retraite à soixante ans ; mais il ne faudrait pas d'après cela le comparer au chien gras de la fable, qui est attaché quelquefois, mais qui, en revanche, connaît le bon sommeil et les bons morceaux. Le métier d'instituteur est à mes yeux le plus dur.

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