Propos orientés

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Mot-clé - valeurs de l orientation

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jeudi 2 janvier 2014

Bonne année aux gens de peu

Gens_de_peu_Pierre_Sansot.jpgSouhaiter une année d'activité professionnelle reconnue aux gens de peu, qui souvent vivent d'expédients, de "transferts sociaux", ou au mieux de "missions" d'une journée ou d'une semaine. Souhaiter que nos sociétés frappées par ''l'hubris'' et la cupidité de l'argent roi, de l'argent fou reprennent assise sur des valeurs où le vivre ensemble fasse sens aux yeux des plus démunis. Souhaiter que les gouvernants se défassent de la pompe, des vanités et des ors du Pouvoir pour inventer un Etat modeste dans lequel les petits, les sans grade puissent se reconnaître. Souhaiter que les métiers les plus méprisés soient pour une fois et durablement distingués.

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mercredi 25 septembre 2013

Faire vivre nos liens et solidarités [CIOM 2013]

IMG_6273.jpgDans son incisif propos d'ouverture ce 25 septembre au CIOM* de Montpellier, Dominique Hocquard, président de l'ACOP-France, a lancé : "Plus que jamais, il est nécessaire de faire vivre nos liens et solidarités". Et visiblement, sur un thème pourtant ardu : "L'orientation, un droit de l'Homme ou du citoyen ?", c'est le cas aujourd'hui à Montpellier où sont réunis pour trois jours 800 congressistes issus de 45 nationalités au congrès international de l'orientation.

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samedi 12 janvier 2013

Je vous souhaite la bonne humeur

2013__ca_va_bien_se_passer.jpgEn ces temps d'étrennes, de voeux et de "Bonne année", mais où morosité, "blasitude", inquiétude voire, plus encore, anxiété, peur et angoisse fleurissent et s'amplifient... Il est bon de se raccrocher à de petits gestes et comportements de la vie quotidienne qui, pourquoi pas, peuvent changer la vie. Dans un de ses Propos paru le 2 janvier 1910, Emile Chartier, dit Alain (1868-1951), nous souhaite tout bonnement, mais si profondément, la bonne humeur. Ecoutons-le.

" En ces temps d’étrennes, plus d’un gémira en secret sur les nids à poussière qu’il aura reçus des uns et des autres, et qu’il aura donnés aux uns et aux autres, pour enrichir les marchands. Il y a bien de l’indifférence, et aussi des colères rentrées, dans cette fureur de donner. L’obligation gâte tout. Et en même temps les bonbons de chocolat chargent l’estomac et nourrissent la misanthropie. Bah ! Donnons vite, et mangeons vite ; ce n’est qu’un moment à passer.

" Venons au sérieux. Je vous souhaite la bonne humeur. Voilà ce qu’il faudrait offrir et recevoir. Voilà la vraie politesse qui enrichit tout le monde, et d’abord celui qui donne. Voilà le trésor qui se multiplie par l’échange.

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samedi 21 avril 2012

Démocratie et orientation

Jonquilles_maman.bmpA celles et ceux qui douteraient encore de l'ancrage d'abord scolaire de l'orientation, à celles et ceux qui ne verraient pas les liens fondamentaux entre l'orientation et toute réforme d'envergure de l'enseignement et de l'éducation, à celles et ceux qui n'auraient pas perçu les relations vitales entre orientation et démocratie, on conseille vivement de relire le petit ouvrage (petit ouvrage, grand livre) qu'a publié Roger Gal en 1946 aux PUF et intitulé "L'orientation scolaire", malheureusement épuisé aujourd'hui.

Extraits de l'introduction : "Importance générale de la question" (pages 1-7).

"Le problème de l'Orientation scolaire et professionnelle, c'est le problème central de la Réforme de l'Enseignement et de l'Education que tout le monde aujourd'hui sent désirable et inévitable ; je dirai plus, c'est le problème qu'impliquent tous les autres qu'ils soient politiques, sociaux, économiques, moraux ; car il touche à chacun d'eux ; il n'est aucun d'eux qui ne dépende en quelque mesure de lui. Il est au fond le problème de la civilisation nouvelle qui s'élabore à travers les bouleversements que nous vivons.

"C'est de sa solution que dépendent l'épanouissement et le bien de l'individu, puisque orienter, c'est s'efforcer de savoir de quelle manière on développera au maximum les forces latentes en chaque personnalité en formation, chercher dans quel sens chaque être humain réalisera sa plénitude. C'est elle aussi qui assurera la bonne mise en place de l'individu dans la société, et par conséquent la bonne marche de la machine sociale.

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samedi 29 octobre 2011

L'école du soir est une chose humaine

Alain_Propos_I058.jpgLe 6 octobre 1909, Emile Chartier, philosophe, professeur, essayiste, journaliste, humaniste, féru d'astronomie et de chemins de fer, mais aussi fervent défenseur de l'école républicaine, écrivit ce propos sur l'automne. Ecoutons-le bien un instant. Juste un instant.

"Quand la terre et le ciel se mêlent, quand, vers le milieu du jour, chaque brin d’herbe a sa goutte d’eau sans qu’on sache d’où elle est tombée, alors, c’est bien l’automne. L’eau ne monte plus, alors, des racines aux feuilles. Le nuage qui traîne sur la terre endort les plantes. Quand on peut voir une ou deux étoiles, on s’étonne que le temps ait passé si vite. Car le ciel n’est plus le même qu’aux beaux jours. Les corps célestes, qui font un tour complet tous les jours, avancent en même temps un peu d’un jour à l’autre. Véga, l’étoile bleue, apparaissait presque au zénith, à l’heure où l’on va se coucher ; maintenant, elle tombe déjà vers le couchant. D’autres étoiles se montrent, les brillantes Pléiades, serrées comme un essaim d’abeilles, et, au-dessous, le beau triangle des Hyades, avec Aldébaran, l’étoile rouge, Orion et les Trois Rois ne sont pas loin ; c’est donc le soir de l’année.

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samedi 24 septembre 2011

Refaire le lien

20_ans_au_Royaume-Uni014.jpgLa profession aurait-elle si peu de choses à se dire, à s'échanger, à se confronter et à s'offrir que, dans ses rassemblements annuels dénommés "Journées nationales d'études" (et non "Congrès" ou "Forum" qui disent mieux le collectif en question et en élaboration que "journées d'études"), elle en oubliât les "arts de faire", les outils, méthodes et techniques et les questionnements y liés ? 11 ateliers aux JNE Bordeaux 2011, 20 au Mans 2010, 30 aux JNE Nantes 2003, 41 aux JNE Le Mans 1998 : va-t-on vers la fin des ateliers dans les congrès de l'ACOP-France ? Mais que se passe-t-il donc ? En restant ainsi à distance respectable de l'activité réelle des conseillers d'orientation-psychologues et en se concentrant sur la tâche, le prescrit, l'enjoint, les inspecteurs chargés d'information et d'orientation de l'éducation nationale ont-ils conscience que cette posture les condamne à rester à distance non moins respectable de l'activité des professeurs ? On voit mal en effet comment on pourrait tisser la collaboration indispensable entre les premiers et les seconds sans s'intéresser non seulement aux tâches (le prescrit, l'enjoint) mais surtout aux activités (le réel, le réalisé, ce qui s'adapte de l'enjoint) des uns et des autres.

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jeudi 16 juin 2011

Filles et garçons en famille et à l'école : reproduire les inégalités ou éduquer à l'égalité ?

20_ans_en_Pologne008.jpgL'institut de recherches, d'études et d'animation du SGEN-CFDT organisait le 15 juin, au lycée Edgar Quinet à Paris (9è) un colloque sur le thème Filles-garçons en famille et à l'école : reproduction des inégalités ou éducation à l'égalité ? Dans sa conférence introductive, Nicole Mosconi, professeure en sciences de l'éducation à Paris Ouest Nanterre La Défense, a campé une brève histoire de la question. Jusque dans les années 1980, peu de travaux d'analyse émergent et on en reste aux constats de sens commun. Dans les années 80-90, le concept juridique et politique "inégalités" s'installe à l'école et en famille. Deux notions majeures : "rapports sociaux de genre", "le genre". Pour les auteures ayant conceptualisé le genre, le féminin et le masculin sont des normes sociales, une construction juridique, ils ne désignent pas des identités mais des normes, valeurs, tâches, fonctions et territoires hiérarchisés (Goffman) ; le masculin l'emporte sur le féminin (Bourdieu, la domination masculine) et organise l'ensemble des structures sociales. Souvent aussi, les inégalités de genre se cumulent avec des inégalités de classe et d'ethnie.

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lundi 7 mars 2011

Vivre ensemble

Ou_est_passe_le_bien_commun_Flahault_2011.jpgPhilosophe, anthropologue, directeur de recherches à l'EHESS, François Flahault était des nôtres au palais des congrès du Mans le 24 septembre 2010, aux côtés de Christian Heslon et de Francis Danvers. Il fait partie de ces auteurs indispensables qui considèrent, non sans raisons, que "la crise" n'est pas d'abord d'ordre économique, mais qu'elle révèle un malaise dans la modernité. Après ''Be yourself'' (Mille-et-une-nuits, 2006) et ''Le crépuscule de Prométhée, contribution à l'histoire de la démesure humaine'' (Mille-et-une-nuits, 2008), il nous livre, avec ''Où est passé le bien commun ?'' (Mille-et-nuits, 2011), un essai dans la veine féconde des précédents.

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