retomber à la case départ. » D’où le lancement en 2012 d’un Institut du service civique, rebaptisé en 2015 Institut de l’engagement. « On nous confondait trop souvent avec l’Agence du service civique, explique sa directrice générale, Claire de Mazancourt. Mais c’est aussi une façon de parler aux jeunes davantage de leur avenir que de leur passé. Et de nous ouvrir à d’autres formes d’engagement : service volontaire européen, volontariat de solidarité internationale, bénévolats costauds… » Organisme de droit privé à but non lucratif, financé par du mécénat, l’Institut de l’engagement se distingue ainsi mieux de l’Agence nationale du service civique – groupement d’intérêt public sous la tutelle du ministère de l’éducation nationale. Plutôt unique en son genre, cette initiative sociale n’opère aucun ciblage préalable sur une population a priori défavorisée. L’Institut de l’engagement accompagne tout type de profil dans tout type de projet.

Résultat : 300 organismes partenaires acceptent de jouer le jeu, dont 150 établissements d’enseignement supérieur – Sciences Po, écoles d’ingénieurs, de commerce, d’art, du travail social, etc. L’admission à l’Institut de l’engagement vaut admissibilité dans tous ces établissements d’enseignement. « On explique aux écoles que leur concours est très formaté et que nos jeunes n’ont pas cette culture-là. Mais que s’ils entrent, ils sortiront avec le diplôme, explique Claire de Mazancourt. »