Le saviez-vous ? Sans publicité, sans recours à l'intelligence artificielle, ce blog, ouvert en juin 2010, est gratuit, indépendant de toute appartenance politique ou religieuse. Tout propos haineux ou malveillant y est prohibé. Aucune exploitation commerciale n'est autorisée. L'auteur principal et les rédacteurs invités dans les tribunes ne perçoivent ni rémunération ni indemnisation. ●■
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Important ! Sans aucune publicité, sans aucun recours à l'intelligence artificielle, ce blog, ouvert en juin 2010, est totalement gratuit et libre d'accès, indépendant de toute appartenance politique ou religieuse. Tout propos haineux ou malveillant y est systématiquement prohibé. Aucune exploitation commerciale n'y est autorisée. Le rédacteur principal et les rédacteurs invités à s'exprimer dans les tribunes ne perçoivent ni rémunération ni indemnisation.
Né en Normandie, entre Andaines et Mayenne, dans une maison orientée au nord sur Andaines et au sud sur la rivière Mayenne, entre l'accession au trône d'Elisabeth II d'Angleterre et
la mort de Paul Éluard, fils et petit-fils de petits artisans,
commerçants et agriculteurs indépendants (je tiens beaucoup à petits et à indépendants, car ils et elles y tinrent et en payèrent le prix), troisième d'une fratrie composée de trois filles et de deux garçons (mon père me qualifiait, enfant, de gars du milieu
), devenu moi-même père de trois enfants, puis grand-père de cinq petits-enfants, j'aurai appris l'essentiel dans mon milieu familial.
À l'école, au collège, au lycée, mon goût précoce et prononcé pour les livres, et sans doute aussi une certaine docilité et une ductilité d'usage à l'époque, me feront aimer les études au point de ne jamais devenir un refuznik d'école (il en est tant aujourd'hui encore sous les diverses appellations "non apprenants", "décrocheurs", "phobiques scolaires", "hikikomori" ou encore "Neets"). Après une hypokhâgne, je plongeai directement dans le chaudron d'un remplacement d'instituteur en classe de transition et occupai mes week-ends et une bonne partie de mes congés à fréquenter l'histoire, la géographie et les sciences de l'éducation à l'université de Caen-Normandie.
Successivement instituteur en classe dite de transition avec des jeunes collégiens disons plutôt difficiles (Célestin et Elise Freinet ainsi que la pédagogie institutionnelle de Fernand Oury m'ont sauvé du désastre et ouvert à des champs pratico-réflexifs insoupçonnés auparavant), puis professeur de français-histoire-géo et professeur principal en collège (1971-1978), conseiller d’orientation, psychologue praticien, après deux ans de formation professionnelle intense et passionnante à l'IROSP de Caen (1978-1987), psychologue (RPPS / ADELI 729305292), et enfin
inspecteur en orientation
pendant 30 ans (1987-2017).
Tombé en orientation à l’insu de mon plein gré (hasard ou nécessité ?), j'aurai exercé mes différentes fonctions professionnelles pendant près de 47 ans dans les académies de Caen et de Nantes, et lors de communications à Strasbourg, Mulhouse, Poitiers, Bordeaux, Limoges, Lyon, Nantes, Rennes, Paris, Caen, Angers, Le Mans ainsi que dans de nombreuses formations conduites d'un bout à l'autre de l'académie de Nantes. Dès 1991, dans ses prémices qu'à l'époque nous construisîmes comme un objet-sujet pédagogique et non comme le triste show-room qu'il est devenu hélas, c'est avec Hélène Cossé de la Chambre de commerce et d'industrie, que je tiens à saluer ici, que j'ai cocréé le forum des formations et des métiers FormaSarthe et en ai assuré le commissariat technique à 6 reprises (de 1994 à 2004). Une fonction que j'aurai réitérée au Forum d'Angers en décembre 2013.
Une orientation scolaire et professionnelle certes, mais d'abord existentielle, ontologique, totale. J'ai vite appris la mal orientation qui encombre les vies scolaires et les vies tout court, la désorientation qui empêche d'apprendre, de vivre, de s'orienter en liberté, tant les consciences sont pleines d'inconscient individuel et collectif. Tant les enfances et les adolescences sont lestées des histoires de vie de familles et microsociétés plus ou moins chanceuses, plus ou moins aimantes, plus ou moins violentes, plus ou moins riches, plus ou moins favorisées par le sort.
L'orientation des pauvres n'est pas l'orientation des riches.
L'orientation des personnes en situation de handicap n'est pas l'orientation des personnes qui ne le sont pas.
L'orientation des filles n'est pas l'orientation des garçons.
L'orientation des urbains n'est pas l'orientation des ruraux.
L'orientation des enfants des pays du Nord n'est pas celle des enfants des pays du Sud.
L'orientation des enfants des pays en paix n'est pas celle des enfants des pays en guerre.
Trop de jeunes et de moins jeunes s'orientent sous influence, sous dépendance, et gardent longtemps, parfois à vie, le stigmate d'avoir été forcés, obligés d'aller ici ou là (j'ai été orienté
) par les circonstances, le manque d'argent, la faute-à-pas-de-chance, les parents, les professeurs, un logiciel ou par l'influence trop appuyée de quelqu'un, professionnel de l'orientation ou pas, qui, à un moment, dans un lieu et des circonstances donnés, aura pris une grande importance en lieu et place du jeune. Comment faire en sorte que les jeunes ne perçoivent pas toute forme de conseil ouvert (tenir conseil) comme une injonction et une fermeture (donner des conseils) ? Orientation sous contrainte ou sous liberté ?
Au Mans, à Angers, Saumur, Cholet, La Roche-sur-Yon, Nantes, St-Nazaire, Caen, Ouistreham et ailleurs, j'ai visité-accompagné près de 150 conseillers et conseillères d'orientation-psychologues débutants (indispensable écoute et nécessaire transmission inter- et trans-générationnelles), réalisé des audits d'établissements scolaires et de CIO, organisé et animé de nombreuses formations et journées départementales, régionales ou nationales d'études et d'échanges sur divers thèmes (orientation scolaire et professionnelle, différenciation pédagogique au collège, évaluation et conseil de classe, fonction et rôles du professeur principal, genre et orientation, violence, insertion et décrochage scolaire, clinique de l'orientation, handicap, psychopédagogie de l'orientation, orientation en ligne, cyberorientation, parcours avenir) et en ai systématiquement publié les actes.
J'ai conçu, réalisé et publié une quarantaine de Bilans et Repères pour l'orientation et Cinq CIO en Sarthe cinq priorités, 10 éditions annuelles consécutives du Guide Néo-Psy (2008-2017), mais aussi 1001 pratiques réflexives en orientation, un protocole académique de suivi et de formation des néo-cop/néo-psy ainsi qu'un projet de code de déontologie des inspectrices et et inspecteurs en orientation.
Choqué par l'incohérence et l'inconséquence d'une institution ad-mini-strative qui tance avec constance la méconnaissance par les profs et psychologues du monde du travail
et des entreprises, mais ne fait rien pour leur en faciliter la conscience et la
connaissance, j'ai conçu et mis en valeur les stages en entreprise des
psychologues de l'éducation nationale et des professeurs ainsi qu'une centaine
de visites d'entreprises, en y participant très régulièrement. Des stages personnels en entreprise de plusieurs jours à plusieurs semaines : Philips, Exploitations agricoles, Arjowiggins, Petit commerce indépendant de centre-ville, Hyper U, Mutuelle santé.
Depuis le retrait de mes obligations professionnelles en octobre 2017, je partage mon otium entre le sport (vélo au quotidien, tennis de table, etc.), la littérature, l'histoire, la philosophie, les langues et civilisations grecques et latines réinvesties avec grand bonheur, les sciences humaines et sociales, la psychologie, l'écriture, l'écoute bénévole en association, le cinéma, la fonction de juge assesseur au tribunal pour enfants. Depuis 2008, non sans souplesse, curiosité et humour (tant qu'il m'en reste), je tente d'appliquer, dans l'ombre tutélaire de Victor Hugo, l'art d'être grand-père.
J'ai beaucoup appris des professeurs (insuffisamment reconnus et respectés), des conseillers d'orientation, des psychologues, des directrices et directeurs des Centres publics d'information et d'orientation (CIO) (injustement stigmatisés, délaissés, et parfois même méprisés), des chefs d'entreprise (lors d'une centaine de visites, de plusieurs dispositifs pédagogiques, de stages personnels en immersion) et des personnels de direction des établissements scolaires (souvent seuls à la barre du navire établissement dans des mers parfois agitées). J'ai appris aussi des dizaines de conférenciers, conférencières et intervenants que j'ai invités dans des formations, journées d'études et colloques, et encore des inspecteurs (du moins, de certaines et certains d'entre eux.elles) et de quelques cadres des directions académiques et rectorats.
Mais j'aurai surtout beaucoup appris des jeunes scolarisé.e.s ou déscolarisé.e.s, des parents d'élèves, des femmes et des hommes au travail, à l'école ou non, que j'ai côtoyé.e.s dans toutes ces occasions de rencontre.
Concierge de l'inspection académique au Mans (direction académique), le plus irremplaçable parmi les indispensables, à toute heure, le samedi aussi, Henrique m'ouvrait les portes, car il tenait les clés. D'où mon souci de faire une large place aux invisibles, aux modestes, aux discrets, aux réservés, aux taiseux, aux gens de peu. Depuis mai 2010, ce blog est ouvert à toute personne y souhaitant expression libre, commentaire ou tribune, dans le respect des autres, des débats d'idées argumentés et documentés, des pratiques sociales et professionnelles, et bien sûr de la langue.
Place aux mots, aux propos orientés et libres.
Place à un autre être-au-monde et aux autres.
[Vignette mise à jour le 21 avril 2026]
mercredi 29 avril 2026
Ici, qui fait quoi, et comment ?
Par Jacques Vauloup le mercredi 29 avril 2026, 04:35
vendredi 30 août 2024
Mis à jour
Par Jacques Vauloup le vendredi 30 août 2024, 05:21
Né en Normandie dans une maison orientée sud sur la rivière Mayenne, entre l'accession au trône d'Élisabeth II d'Angleterre et la mort de Paul Éluard, fils et petit-fils de petits artisans, commerçants et agriculteurs indépendants − je tiens beaucoup à petits et à indépendants, troisième d'une fratrie composée de trois filles et de deux garçons, devenu moi-même père de trois enfants, puis grand-père de cinq petits-enfants, j'aurai appris l'essentiel dans mon milieu familial originel.
dimanche 23 avril 2023
Droit de disparaître
Par Jacques Vauloup le dimanche 23 avril 2023, 04:42
Dans La Toile, Sandra Lucbert nous éclaire sur nos temps : Les cadres actuels du droit ne nous protègent pas de ce qu'impliquent les technologies numériques. Ainsi, la notion de respect de la vie privée ne fait plus sens parce que nous cédons des données en continu sans savoir à quoi nous consentons, et que le profilage nous impose de rester dans nos traces
.
dimanche 29 mai 2022
Louange à vous, mères de tous les pays
Par Jacques Vauloup le dimanche 29 mai 2022, 04:40
Ma pieuse maman, Marie-Josèphe, aînée de quatre enfants et mère de cinq enfants, aimait Mai qu'elle dénommait le mois de Marie
; c'était son mois préféré. Maman était attachée aux fleurs de son jardin, qu'elle entretenait avec soin et amour. Hommage aux mères de tous les pays par Albert Cohen (Corfou 1895 - Genève 1981) dans Le livre de ma mère (1954).
mardi 29 décembre 2020
À propos de l'auteur du blog
Par Jacques Vauloup le mardi 29 décembre 2020, 03:22
Instituteur en classe de transition, prof de français et histoire-géo et professeur « principal » en collège (1971-1978), conseiller d’orientation (1978-1987), psychologue (1987) n° ADELI : 729305292, inspecteur en orientation (1987-2017), troisième d'une fratrie de cinq, père de trois enfants, grand père de cinq petits-enfants, fils, petit-fils, arrière-petit-fils de petits artisans, commerçants et agriculteurs indépendants (je tiens à "petits" et à "indépendants", car ils en payèrent le prix, parfois rudement).
mardi 1 septembre 2020
Je me souviens de la rentrée scolaire
Par Jacques Vauloup le mardi 1 septembre 2020, 06:18
Je me souviens de ma première rentrée scolaire à l'âge de cinq ans, effrayé bien davantage par la cour de récréation que par l'apprentissage de la lecture de l'écriture et du calcul, je me souviens de ma deuxième rentrée un peu plus rassuré déjà mais non moins luctueux de quitter l'été,
mercredi 22 juillet 2020
Maison-mère, maison-père
Par Jacques Vauloup le mercredi 22 juillet 2020, 04:17
Ma géographie existentielle, énonce Thierry Paquot, philosophe de l'urbain, n'est pas globalisée, mais planétaire, je suis d'ici et d'ailleurs, mais je possède des emplacements familiers où je me rends périodiquement − lieux habités par des amis, sites appréciés pour leur beauté, leur vastitude et leur silence − et un domicile fixe dans la banlieue parisienne, depuis lequel je contacte les membres des réseaux auxquels je suis branché et qui rhyzoment toute la Terre en des circonvolutions proliférantes et jamais achevées
(page 216).
vendredi 23 mars 2018
J'ai rêvé d'un autre monde
Par Jacques Vauloup le vendredi 23 mars 2018, 03:47
J'ai rêvé d'un monde où il n’y aurait plus ni écoles supérieures
, ni grandes écoles
, ni voies royales
réservées aux rusés, aux réseaux et aux classes favorisées, et d'où disparaîtraient les écoles inférieures, les petites écoles (1), et les voies moins royales, dévolues par charité compassionnelle aux enfants des classes défavorisées, ou des pauvres...